Une circulaire (2003-100 du 25 juin 2003) précise les différentes modalités de ces aménagements pour les élèves du secondaire, et une autre (circulaire n° 4 du 22 mars 1994) pour les étudiants du supérieur qui présentent une déficience, une incapacité ou un désavantage.
Comment le demander ?
Les élèves – ou leurs parents – qui le souhaitent, doivent solliciter le tiers temps auprès du médecin de la Commission départementale de l'éducation spéciale (CDES), par l'intermédiaire du médecin de l'Education nationale intervenant dans l'établissement fréquenté et qui établira une attestation médicale.
Les parents prendront la précaution de constituer un dossier solide (bilan d'un orthophoniste, copies de l'élève...). La CDES statuera sur le dossier de l'enfant et lui octroiera – ou non – un aménagement dont elle précisera la durée.
Les modalités
Le candidat peut en effet bénéficier d'un temps supplémentaire plus ou moins important ne pouvant excéder plus d'un tiers du temps de l'épreuve. Généralement, il est proposé en sus entre trente minutes et une heure, selon la durée de l'épreuve.
La demande est à déposer au moins un mois avant le début des épreuves, mais il reste possible d'entamer les démarches dès le début de l'année scolaire.
Au moment de l'examen, l'épreuve débute en même temps pour tous les candidats. Elle se termine plus tardivement pour ceux qui ont le tiers temps, sachant qu'il faut réserver une heure minimum pour la pause déjeuner.
A quoi sert-il ?
Le tiers temps est censé aider l'élève à rendre une copie de meilleure qualité. Durant ce supplément horaire, il peut relire sa production pour réduire le nombre de fautes, recopier pour proposer un texte propre et bien le présenter. Le candidat doit bien sûr utiliser chaque minute et être capable de s'auto-corriger, ce qui n'est pas toujours évident : cela demande une certaine pratique, un apprentissage, un entraînement, au même titre que les révisions pour le bac. S'il fonctionne ainsi, il peut espérer une meilleure note grâce à son tiers temps. En revanche la copie n'est pas jugée différemment de celles des autres élèves: il n'y a pas de traitement de faveur. Elles sont toutes corrigées de manière anonyme, sans que le correcteur soit mis au courant du tiers temps dont le candidat bénéficie. Seul le président du jury est informé de ce dispositif et en fait part au jury d'examen quand il le juge utile.
Si le candidat laisse 250 fautes dans sa copie, s'il met des mots à la place d'autres, s'il inverse trop de lettres ou de syllabes... sa dyslexie ne sera pas prise en compte au moment de la correction. Il est par conséquent important de travailler avec les dyslexiques sur le repérage des fautes car, malgré leurs bonnes idées, ils perdront des points à cause de leur orthographe désastreuse. Même si celle-ci n'entre pas officiellement en ligne de compte lors de la correction, un correcteur ne peut pas juger comme bonne une copie comportant beaucoup (trop) d'erreurs. Il finira toujours par se focaliser sur elles et aura une impression négative, ce qui le poussera de toute façon à enlever quelques points.
