Ce livre a reçu le prix Renaudot 2007.
C'est une autobiographie. Il raconte sa scolarité de dys... et de cancre qui s'en est très bien sorti par la suite.
Voir ce site absolument aussi : http://www.gallimard.fr/pennac-chagrindecole/
Ce livre est une grande bouffée d'espoir pour les enfants, parents, enseignants. Très facile à lire et à comprendre, il peut être lu par les ados et les personnes qui lisent peu.
RESUME DU LIVRE
'Chagrin d'école', dans la lignée de 'Comme un roman', aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de la télévision et des modes de communication modernes, sur la soif de savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les jeunes d'aujourd' hui comme ceux d'hier.
L'ACTU DU LIVRE :
Le "Chagrin d'école" de Daniel Pennac
Dans son dernier livre, "Chagrin d'école", Daniel Pennac parle longuement de son enfance de cancre
Une douleur dont il est difficile de se remettre et qu'il évoquait longuement dans un entretien à "Livres Hebdo" début octobre.
"Le chagrin d'être cancre relève", dit-il, "du chagrin d'amour. Le cancre a le sentiment d'être profondément inutile, donc indigne d'amour. "
"Revenir sur cette enfance", confia-t-il encore à Jean-Maurice de Montrémy, "n'a pas été une promenade de plaisir. Il m'a fallu quatre ans pour écrire ce livre, qui semblera peut-être du "Pennac" souriant, avec des anecdotes amusantes, etc. Mais de sentir remonter en mois ces journées interminables, les cours où je ne comprenais rien, les leçons que je ne retenais pas, les devoirs sur lesquels je séchais, non, ça n'a pas été drôle".
Le cancre, c'était lui, "Daniel Pennacchioni...Fils d'un polytechnicien et d'une mère au foyer. Elevé dans une famille aimante et cultivée, dernier de quatre garçons dont les trois premiers ont fait de bonnes études".
Comme il arrive parfois, l'élève Pennac a été "sauvé" de sa "cancrerie" en troisième, par un professeur de français. Celui-ci lui a demandé non une dissertation, mais un roman, que le jeune Daniel livrait, chapitre par chapitre.
Se remet-on d'avoir été mauvais élève ? Pas aisément, même si on le dissimule "par une attitude désinvolte" ou "de joyeux récits à posteriori". En 320 pages, l'ancien dernier de la classe devenu enseignant et romancier à succès raconte son désarroi et son calvaire passés, cet avenir "réduit à rien", l'angoisse des parents. Il y ajoute un message : "pour se sauver à ses propres yeux, le cancre doit s'apercevoir qu'il existe aux yeux des adultes, qu'il a de la valeur pour eux. Et pour ce faire, il faut qu'il sente un certain amour dans la transmission du savoir : l'amour du professeur pour la matière qu'il enseigne, son intérêt réel pour sa classe et pour chaque individu à l'intérieur de cette classe, fût-ce le plus nul".